Potager Jardin créole Laitue Oignon pays Martinique
©Potager Jardin créole Laitue Oignon pays Martinique|MDES

Le Jardin Créole

A l’heure où l’agro-écologie a le vent en poupe, le jardin créole retrouve ses lettres de noblesse. Traditionnel aux Antilles, il perdure chez de nombreux Martiniquais, appelé aussi « jardin bo kay ». Il est le résultat de traditions amérindiennes et de la colonisation permettant alors aux habitants et aux esclaves une petite autonomie alimentaire. C’est un jardin d’autosubsistance dans lequel on retrouve des plantes vivrières, médicinales et ornementales. Ce type de jardin se retrouve dans toute la Caraïbe, en Amérique centrale, en Afrique, en Asie, en Inde et même en Europe (c’est le même principe que le jardin de curé français).

Un savoir-faire ancestral

Le jardin créole, petit lopin de terre (rarement plus grand que 200 m2) témoigne d’un savoir-faire ancestral dans sa structure – avec différentes strates, des herbacées aux arbres – et dans l’association réfléchie des espèces végétales nécessaires. Chacune a son rôle : ici pour apporter de l’azote aux plantes voisines, là pour couvrir le sol en luttant contre l’érosion. Même si de nos jours le jardin créole a un rôle d’appoint alimentaire, il reste très populaire.

Le jardin créole source d’inspiration

Objet de nombreuses études pour son rendement exceptionnel (jusqu’à 70% de plus qu’en monoculture !), il ressort que c’est justement la multiplicité des espèces plantées qui assure de meilleures récoltes avec moins de pollution et sans pesticides… S’il n’a pas encore livré tous ses secrets, il apparaît aujourd’hui comme un modèle d’agro-écologie.

Les plantes vivrières cultivées dans le « jardin bo kay »

Un jardin sans pesticides

Planter sur un même carré de terre 5 légumes différents est efficace contre les parasites En effet chaque légume attire des insectes différents qui vont s’affronter au lieu de s’attaquer les plantes. Ainsi pas besoin de polluer la terre avec différents insecticides ou pesticides !

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